COVID19 – Nouvel arrêté ministériel sur les activités extra-scolaires

COVID19 – Nouvel arrêté ministériel sur les activités extra-scolaires

Bonjour à tous,

Nous ouvrons ce message par la reconnaissance de l’importance d’organiser une lutte proactive vis à vis du virus. Nous reconnaissons l’usage des gestes barrières et la nécessité de sensibiliser la population à la campagne de protection et de vaccination des personnes à risque et plus encore.

Si la crise sanitaire n’est pas à prendre à la légère, la détresse psychologique de nos enfants, de nos adolescents, et finalement de l’ensemble de la population, ne l’est pas non plus. Autant la lutte contre le virus que celle contre la dépression passent toutes les deux par l’unité et la solidarité.

A l’inverse, nous avons le sentiment que nous sommes de plus en plus confrontés à la division ; Essentiel/non-essentiel, sport outdoor/indoor, académie publique/privée, … A l’instar de ce qui a été écrit et demandé dans la lettre co-signée par de nombreux acteurs du secteur culturel, « La culture n’est pas une variable d’ajustement ! », nous souhaitons l’égalité dans les mesures sanitaires.

Aujourd’hui, un nouveau protocole concernant les activités extra-scolaires doit être publié. L’arrêté ministériel étant déjà écrit, nous avons une bonne idée de ce à quoi il ressemblera.
Il nous semble pourtant qu’aucun chiffre ne démontre actuellement une propagation accrue du virus dans les activités parascolaires. Nous observons à notre échelle un taux de propagation quasi-nul dans nos enceintes. Alors si un problème se pose dans le milieu scolaire, la solution réside-t-elle dans des mesures plus strictes dans les activités extra-scolaire ?
Nous entendons bien sûr la volonté de limiter les contacts, mais dans notre milieu, les élèves ne se croisent finalement que peu de temps et dans un cadre sanitaire sécurisé. Sur une classe de 15 élèves, par exemple, les enfants pourront venir deux fois sur trois en cours et en l’espace de 3 semaines ils se seront tous croisés au moins une fois. L’impact de cette mesure semble minime tandis que le prix à payer est conséquent.

De plus, le contexte proposé ne permet pas une gestion réaliste au niveau de l’agencement des présences. Ou alors devrions-nous choisir qu’un groupe fixe de 10 élèves et ne plus autoriser les autres à venir. C’est cruel et ça marque une fois de plus une division.
Et nous ne souhaitons surtout pas entrer dans une « guerre des fédérations » pour défendre la danse, la musique ou le théâtre vis-à-vis d’une autre activité parascolaire.Il y a l’équilibre financier aussi. Vouloir ouvrir des activités aux adolescents est louable, mais l’ASBL ne peut pas choisir d’organiser l’ensemble de ses activités à perte. Si nous sommes fermés, quelle offre restera-t-il pour eux ? Et nous ne pouvons tout simplement pas diminuer la paie de nos enseignants proportionnellement à la réduction d’activité, d’autant que cela ne serait même pas suffisant.

Ce qui nous dérange peut être le plus est de réduire le but de nos activités à « un moment pour se défouler ». C’est tout aussi irrespectueux que lorsque nous avions été déclarés « non-essentiels » et ça nous avons du mal à l’accepter.
Nos activités ont un but pédagogique qui ne peut pas être atteint avec un cours de temps en temps. Pour certains de nos élèves, ce but est carrément un projet de vie. Et il est mis à mal parce qu’ils ont perdu la loterie et auraient choisi un secteur « non-essentiel » et « qui ne se pratique pas à l’extérieur ».
Plus largement, la Culture est un élément vital pour le développement personnel et social. Elle permet de former une société dynamique, d’imaginer l’avenir et de nous rappeler le passé.

D’autant que ce but pédagogique nous pourrions le mettre au service de la cause et participer activement à la lutte contre le coronavirus en sensibilisant nos membres au respect des gestes barrières et à la protection de leur entourage. Nous serons bien plus utiles ouverts que fermés.En conclusion, nous trouvons ces dernières directives, comme bon nombre de décisions précédentes, complètement déconnectées de la réalité et des valeurs humaines. Dans ce cas-ci, la science des chiffres ne prévaut pas seule, il faut voir à prendre en considération les sciences humaines également.

Il est de notre métier de s’occuper de nos jeunes et il est de notre ressort d’imaginer un moyen sain et en adéquation avec la crise pour organiser nos activités. Nous demandons donc votre confiance si nous devions en venir à nous désolidariser de la vision du gouvernement à ce sujet. Nous ne souhaitons pas payer le prix de l’absurdité.C’est avec cœur et raison que j’ai écris ces lignes au nom de l’ASBL. Je parle pour notre école et notre secteur car je le connais, mais j’imagine que bon nombre de ces points résonnent aussi pour d’autres.

Prenez-soin de vous et n’oubliez surtout pas de vous serrer les coudes !


Nous restons très actifs sur les réseaux sociaux et nous vous invitons à nous suivre sur facebook et instagram pour ne rien rater des futures communications.

Bien cordialement,

Cédric Van Walleghem
Directeur & Administrateur Délégué

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